Archives mensuelles : juin 2014

Le jeu de Faucon

Le jeu de FauconPour une fois, les espions ne viennent pas du froid, mais de l’Amérique profonde. Ambiance post-Watergate : Chris Boyce et Daulton Lee ont 23 ans. Ce sont des amis d’enfance qui ont tous deux rompu avec leur famille et leurs idéaux bourgeois. Chris se refugie dans sa passion pour les faucons. Daulton, lui, se passionne pour les paradis artificiels aux couleurs de la cocaïne et de l’héroïne. Apres avoir quitté le séminaire et perdu la foi, Chris entre au RTX, une importante compagnie électronique. Il accède rapidement au service « secret » et à ses nombreuses informations politiques, militaires et économiques exercées à tous les échelons par la CIA. De l’accès aux informations « classified » à l’espionnage, il n’y a qu’une frontière US/Mexique plutôt facile à passer…

Chris va détourner les informations et charger Daulton Lee de les transmettre au KGB par l’intermédiaire d’une ambassade soviétique à Mexico qui n’en demandait Pas tant ! Piètre espion, ce Daulton Lee, qui frappe à l’ambassade comme s’il s’agissait d’un magasin de jouets. Il ira même jusqu’à proposer un « super deal sur l’héroïne » aux agents du KGB parfaitement médusés. Il ne fait pas bon être espion au pays de l’oncle Sam. Chris Boyce et Daulton Lee n’auront pas une chance de s’en tirer. Aussi vrai qu’ils purgent actuellement tous les deux des peines de prison à perpétuité aux Etats-Unis. Car John Schlesinger a porté à l’écran l’histoire réelle de ces espions « made in America ». Tout comme Timothy Hutton, qui interprète parfaitement le rôle de Chris Boyce, est entre en contact avec lui avant le tournage du film. A noter l’interprétation remarquable de Sean Penn dans le rôle d’un Daulton Lee, caractériel et touchant.

Donnez du peps à votre intérieur !

Puisqu’il n’y a rien de plus beau qu’un intérieur au décor soigné, je vous propose aujourd’hui de découvrir (ou de redécouvrir ?) un site qui propose des stickers muraux. Kézako ? Et bien ce sont de grands autocollants que l’on peut apposer sur les murs pour personnaliser le décor.

stickers de fleurs

Un nouveau décor printanier

Depuis maintenant quelques mois, je me penche sur la décoration de mon living. Avec l’arrivée du beau temps, je souhaitais créer une ambiance plus printanière, mêlant des couleurs douces à des motifs singuliers. Je suis tombée par hasard sur ce site : http://www.popstickers.fr/9-stickers-fleurs et que fut ma surprise en découvrant les nombreux stickers aux thèmes aussi surprenants les uns et les autres. Ni une ni deux, j’en commande trois dont une pour la chambre et deux pour le living. Mon choix s’est notamment porté sur les motifs de branche courbée avec de petits oiseaux pour le salon et un motif cœur de pétales pour la chambre à coucher.

Comme je voulais également changer la couleur des murs, j’ai opté pour une teinte ivoire qui se marie à la perfection avec les stickers fleurs qui sont proposés dans un gris cendré. Mon salon s’établit sur une surface de taille moyenne, ce qui fait que j’ai dû jouer avec les emplacements des meubles pour créer une zone de confort. Les stickers ont pris place derrière le canapé et donnent un décor élaboré. Pour ce qui est de la pose des meubles, même si cela n’a rien à voir avec le feng-shui, il reste que cela répond parfaitement au thème que je voulais recréer. Pour la chambre, j’ai retenu un rouge marbré pour la couleur principale, mais les murs latéraux ont été peints en blancs pour donner plus d’espace. J’ai choisi de poser les autocollants adhésifs sur le haut de lit et les cœurs de pétales noirs virevoltent dans un somptueux fond rouge. J’ai un peu hésité, car mon choix s’est porté en premier lieu sur un rose tendre, mais je me suis finalement ravisé, car le rose faisait très girly alors que mes meubles et le décor voulu s’en éloignaient.
Je prévois également de revoir le style de la cuisine et égayer l’ensemble avec des couleurs pastel, mais le temps me manque alors que les inspirations abondent. Dans tous les cas, ce qui est sûr, c’est que je vais également y disposer quelques stickers, histoire d’harmoniser toutes les pièces de la maison !

Elle fait un malheur en Italie !

Adriano CelentanoQui peut résister ? Après donc deux ans d’absence, revoilà l’énigmatique Carole dans un film français avec un rôle qui de nouveau va à l’encontre des demandes. Pensez, une énigmatique jeune fille glissant dans des eaux glacées en compagnie d’un Depardieu plus allumé que jamais, ne facilite pas la réinsertion. « L’image a carrément fait peur aux metteurs en scène. Pour eux c’était difficile de réemployer le même personnage, donc ils ne m’ont rien demandé ». Au lieu de se morfondre à côté d’un téléphone qui restait désespérément muet, elle fait ses bagages et part en Italie. Sa tête de madone fait fureur, les transalpins aiment beaucoup les belles et de plus aiment se reconnaître. Elle fait un malheur auprès d’Adriano Celentano, le roi du rock-mozzarelle et se retrouve auprès de Coluche en reine byzantine, vierge et rouée dans le très raté « Dagobert » de Dino Risi. A la même époque, « Cubby » le grand Broc-coli, se souvient de cette grande Française qui avait refusé d’être second couteau dans « Moonraker » et lui propose d’être la girl de sa prochaine bonderie. « Rien que pour vos yeux ». Ça tombe bien, les siens sont beaux et se marient fort bien avec la mer Egée. La voilà repartie pour un rôle de vitrine, un truc un peu décevant quand on sait que seul votre plastique sert d’alibi. Mais, on ne crache pas sur une telle entreprise. Quitte à être belle, autant l’être intelligemment… Sinon, on souffre. « Ma beauté, puisque les autres m’en prêtent, je l’ai toujours vécue très mal ». En entendant ça vos copines (et les miennes) souffrent. « A une époque, je n’ai pas voulu l’utiliser, je voulais la détruire. Au lieu d’être positive, elle m’a empêchée de vivre. C’est une chose exceptionnelle qui fait peur. Les gens vous mettent à un niveau d’extra-terrestre (E.T. Carole Bouquet même combat ?). La beauté on me l’a fait payer cher, comme on fait payer à certaines personnes leur intelligence ». Fermé le Bond. C’est Labro, puis enfin Michel Vianey avec « Spécial police » qui lui donnent ses vrais premiers rôles d’actrice.

C’est-à-dire de femme intelligente, dans une histoire construite, avec des dialogues, des faiblesses et des tas de choses qu’on voit dans la vie. Dire qu’enfin elle est contente, pas de doute. Elle aura mis près de dix ans à prouver que la beauté cache souvent des tas de trucs épatants. « Spécial police », c’est un polar, un vrai, dans lequel — signe des temps — le flic Richard Berry a remplacé le 357 Magnum par l’ordinateur. Bouquet y trouve une place, une vraie, en femme mêlée par hasard à un règlement de comptes. Papa Hitchcock n’est pas loin dans cette histoire où se retrouvent en vrac les affaires style tuerie d’Auriol, Boulin et Fontanet plus un soupçon de caisses noires de parti politique. Un melting-pot de « une » de France Soir. Bref, un scénario bien ancré dans notre France d’aujourd’hui. Au sortir de » Rive droite, rive gauche », avec même une nomination aux Césars, le métier a reconnu qu’elle existait ! Heureusement qu’elle est farouche et déterminée. C’est vrai, elle aurait pu laisser tomber devant les obstacles et, nous, on aurait été privés de Bouquet ! Voilà, alors que tout le monde la veut, qu’elle va s’envoler pour représenter la France avec le N° 5 de Chanel dans un spot tourné par le grand Ridley Scott, le papa d’Allen. « Je deviens un produit exportable comme le saucisson lyonnais ! » Oui…
Mais en plus beau !