Archives mensuelles : juillet 2014

Comédie

En 1759, dans un petit village français, deux fois deux jumeaux naissent en même temps : fils d’aristocrate et fils de paysan. Ils sont mis au monde par le même médecin. Devinez ce qui va arriver ? Deus des bébés sont accidentellement échangés, bien sûr. Et dans chaque famille, il y a un jumeau de paysan et un jumeau d’aristocrate ! Trente ans plus tard, c’est la fameuse Révolution. Alors que les fils de paysans sont envoyés en mission commando, les deux rejetons d’aristocrates se déguisent en paysans pour, eux aussi, comploté… La France est en grand tohu-bohu, des salons de palais royaux aux rues de Paris. Et la présence de ces deux paires de jumeaux dissemblables multiplie les quiproquos. Si bien que, au bout d’un moment, on se laisse emporter par ce ras de marée comico-historique, burlesque et iconoclaste. Devenu adulte, dans chaque famine, un des jumeaux ressemble à Gene Wilder et l’autre à Donald Sutherland, ce qui permet à chacun d’eux une savoureuse double composition… Si vous aimez le comique « non sensique » et l’outrance, cette cassette est faite pour vous !

Certains l’aiment chaud

Certains l’aiment chaudSituer une comédie trépidante dans le Chicago des années 20, tel tut le coup de génie de Billy Wilder et de son complice I.A.L. Diamond quand ils se lancèrent dans l’aventure de « Certains l’aiment chaud ». Film miraculeux, puisque aujourd’hui encore il déchaîne des tempêtes de rire et semble n’avoir pris aucune ride !
Il faut dire que sont réunis ici les ingrédients d’un cocktail détonant : le rire et… le sexe. Auprès de Jack Lemmon et Tony Curtis, ces irrésistibles fantaisistes, c’est en effet la bombe sexuelle des années 50 qui tient la vedette: Marilyn révèle ainsi qu’outre ses charmes généreux, elle possède un solide tempérament de comédie. Et le scenario ne se prive pas de jouer sur les ambiguïtés érotiques de son postulat : deux musiciens ringards, témoins involontaires d’un massacre de gangsters, s’enfuient déguisés en… musiciennes, dans un orchestra féminin. Un scénario génial ménage de continuels rebondissements de l’action, menée par Billy Wilder a un train d’enfer, multipliant sans cesse les quiproquos jusqu’au bouquet final de cet inoubliable feu d’artifices !

Amazoni, la jungle blanche

Amazoni, la jungle blancheRuggero Deodato s’est fait une réputation assez douteuse avec quelques films de cannibales dont le plus célèbre et le plus scandaleux fut « Cannibal holocaust » sur lequel la censure française s’acharna violemment. Ce « Amazonia » reprend la recette des précédents: un groupe de Blancs s’enfonce dans la forêt amazonienne, lieu des atrocités et des sadiques les plus sauvages et les plus primitifs. On décapite, on empale, on découpe, on tue… beaucoup, dans ce coin retire du monde ! Alors que, dans ses précédents films, Deodato cultivait l’ambiguïté avec un tel art qu’on finissait par se demander si le réalisateur n’avait pas provoqué lui-même quelques atrocités bien tribales pour filmer du spectaculaire, ici il choisit la fiction. Il distribue ses rôles à des comédiens très marques « série B » et déjà vus par ailleurs : Leonard Mann (« Les yeux de la terreur »), William Aames (« Paradis »), Richard Lynch (« Invasion USA ») ou encore Karen Black en directrice de chaise TV qui n’en peut plus de hurler « C’est horrible » devant l’écran de contrôle où elle reçoit les images que lui envoie son équipe sur le terrain.

Le monde des maudits

Le monde des mauditsDans us monde post-apocalyptique infernal, quelques survivants. Viols, meurtres, massacres à la chaîne. Nous sommes tombés chez les méchants ! Mauvaises manières, hurlements d’agonie, la mort qui rôde, rendez-moi mon Bambi préféré ! Attaquée par des bandits dévastateurs qui n’ont pas l’air d’avoir inventé la poudre, mais qui règnent en maîtres sur le pays, Harmonie ne fait pas dans la dentelle. Harmonie, c’est l’héroïne blonde, l’ange tombé du ciel, la gentille et sûrement un peu magique – quel est sort secret pour conserver son brushing impeccable en pleine lutte armée ? Bref, Harmonie réussit à survivre et à fuir ce monde de fous en se réfugiant dans une grange. On a beau être en plein 21e siècle, les granges à foin existent toujours ! Dans ladite grange, véritable clé de voûte du scénario, elle va rencontrer Anderson, on brave pékin pourchassé par Slater, le chef des pirates.
Ils vont prendre les armes pour échapper au massacre et rejoindre la terre promise – sans terre promise, pas d’enfer – le seul endroit où les hommes vivent encore en paix. De l’aventure, du suspense, de la violence et des effets spéciaux, « Le monde des maudits » est un film d’aventures…