Catherine et cie

Catherine et cieJolie Anglaise grugée par un séducteur français, Catherine (Jane Birkin) se retrouve seule Paris, sans moyen de subsistance. S’inspirant des conseils d’un agent de change (Jean-Claude Brialy), elle décide de fonder une société anonyme an monnayant ses charmes : elle loue un splendide appartement et recrute autant d’« actionnaires » qu’il y a des journées dans la semaine (Patrick Dewaere, Jean-Pierre Aumont, Vittorio Caprioli, Mehdi, Brialy et Henri Garcin se succèdent ainsi dans son lit). Catherine se lance alors dans des opérations boursières. Ella fait fortune et peut rembourser ses partenaires… mais l’un d’entre eux, François (P. Dewaere) veut la garder pour lui tout seul… Cette gentille comédie, mise en scène par Michel Boisrond (qui avait filmé Brigitte Bardot au temps de sa splendeur), est cependant assez leste pour avoir scandalise les téléspectateurs Ions d’une diffusion à Antenne 2, car il faut dire que Jane Birkin n’y est pas avare de polissonneries – mais une fois de plus son innocence malicieuse fait merveille, et il faut être bien grincheux pour s’en plaindre.

La partie

Le roi de la maladresse, le prince de la distraction, l’empereur de la gaffe, tels pourraient être les titres de Hrundi Bakshi, obscur acteur indien qui, à peine débarqué a Hollywood, se fait chasser dans les tournages parce qu’il y sème les catastrophes… Or, par une fatalité extraordinaire, il se fait que le brave Hrundi est invité par erreur à une « party » que donne, ce soir-là, un magnat des studios. Il revêt son plus beau costume et, présentant fièrement son carton d’invitation, fait son entrée dans la magnifique villa du producteur qui, on le devine, ne tardera pas à être transformée en champ de bataille, par la faute de l’innocent Hrundi. Avec cette « Partie », Blake Edwards a signe assurément son meilleur film, une comédie débridée qui assume l’héritage du burlesque (pendant toute la première partie, il n’y a pratiquement pas un mot de dialogue) en multipliant les gags tous aussi désopilants les uns que les autres. C’est aussi, dans le rôle du souriant Hrundi Bakshi, un des rôles les plus percutants du grand Peter Sellers, qui met son génie comique au service d’une mécanique à toute épreuve, atteignant ici les sommets de l’hilarité cinématographique.

Comédie

En 1759, dans un petit village français, deux fois deux jumeaux naissent en même temps : fils d’aristocrate et fils de paysan. Ils sont mis au monde par le même médecin. Devinez ce qui va arriver ? Deus des bébés sont accidentellement échangés, bien sûr. Et dans chaque famille, il y a un jumeau de paysan et un jumeau d’aristocrate ! Trente ans plus tard, c’est la fameuse Révolution. Alors que les fils de paysans sont envoyés en mission commando, les deux rejetons d’aristocrates se déguisent en paysans pour, eux aussi, comploté… La France est en grand tohu-bohu, des salons de palais royaux aux rues de Paris. Et la présence de ces deux paires de jumeaux dissemblables multiplie les quiproquos. Si bien que, au bout d’un moment, on se laisse emporter par ce ras de marée comico-historique, burlesque et iconoclaste. Devenu adulte, dans chaque famine, un des jumeaux ressemble à Gene Wilder et l’autre à Donald Sutherland, ce qui permet à chacun d’eux une savoureuse double composition… Si vous aimez le comique « non sensique » et l’outrance, cette cassette est faite pour vous !

Certains l’aiment chaud

Certains l’aiment chaudSituer une comédie trépidante dans le Chicago des années 20, tel tut le coup de génie de Billy Wilder et de son complice I.A.L. Diamond quand ils se lancèrent dans l’aventure de « Certains l’aiment chaud ». Film miraculeux, puisque aujourd’hui encore il déchaîne des tempêtes de rire et semble n’avoir pris aucune ride !
Il faut dire que sont réunis ici les ingrédients d’un cocktail détonant : le rire et… le sexe. Auprès de Jack Lemmon et Tony Curtis, ces irrésistibles fantaisistes, c’est en effet la bombe sexuelle des années 50 qui tient la vedette: Marilyn révèle ainsi qu’outre ses charmes généreux, elle possède un solide tempérament de comédie. Et le scenario ne se prive pas de jouer sur les ambiguïtés érotiques de son postulat : deux musiciens ringards, témoins involontaires d’un massacre de gangsters, s’enfuient déguisés en… musiciennes, dans un orchestra féminin. Un scénario génial ménage de continuels rebondissements de l’action, menée par Billy Wilder a un train d’enfer, multipliant sans cesse les quiproquos jusqu’au bouquet final de cet inoubliable feu d’artifices !

Amazoni, la jungle blanche

Amazoni, la jungle blancheRuggero Deodato s’est fait une réputation assez douteuse avec quelques films de cannibales dont le plus célèbre et le plus scandaleux fut « Cannibal holocaust » sur lequel la censure française s’acharna violemment. Ce « Amazonia » reprend la recette des précédents: un groupe de Blancs s’enfonce dans la forêt amazonienne, lieu des atrocités et des sadiques les plus sauvages et les plus primitifs. On décapite, on empale, on découpe, on tue… beaucoup, dans ce coin retire du monde ! Alors que, dans ses précédents films, Deodato cultivait l’ambiguïté avec un tel art qu’on finissait par se demander si le réalisateur n’avait pas provoqué lui-même quelques atrocités bien tribales pour filmer du spectaculaire, ici il choisit la fiction. Il distribue ses rôles à des comédiens très marques « série B » et déjà vus par ailleurs : Leonard Mann (« Les yeux de la terreur »), William Aames (« Paradis »), Richard Lynch (« Invasion USA ») ou encore Karen Black en directrice de chaise TV qui n’en peut plus de hurler « C’est horrible » devant l’écran de contrôle où elle reçoit les images que lui envoie son équipe sur le terrain.

Le monde des maudits

Le monde des mauditsDans us monde post-apocalyptique infernal, quelques survivants. Viols, meurtres, massacres à la chaîne. Nous sommes tombés chez les méchants ! Mauvaises manières, hurlements d’agonie, la mort qui rôde, rendez-moi mon Bambi préféré ! Attaquée par des bandits dévastateurs qui n’ont pas l’air d’avoir inventé la poudre, mais qui règnent en maîtres sur le pays, Harmonie ne fait pas dans la dentelle. Harmonie, c’est l’héroïne blonde, l’ange tombé du ciel, la gentille et sûrement un peu magique – quel est sort secret pour conserver son brushing impeccable en pleine lutte armée ? Bref, Harmonie réussit à survivre et à fuir ce monde de fous en se réfugiant dans une grange. On a beau être en plein 21e siècle, les granges à foin existent toujours ! Dans ladite grange, véritable clé de voûte du scénario, elle va rencontrer Anderson, on brave pékin pourchassé par Slater, le chef des pirates.
Ils vont prendre les armes pour échapper au massacre et rejoindre la terre promise – sans terre promise, pas d’enfer – le seul endroit où les hommes vivent encore en paix. De l’aventure, du suspense, de la violence et des effets spéciaux, « Le monde des maudits » est un film d’aventures…

Le jeu de Faucon

Le jeu de FauconPour une fois, les espions ne viennent pas du froid, mais de l’Amérique profonde. Ambiance post-Watergate : Chris Boyce et Daulton Lee ont 23 ans. Ce sont des amis d’enfance qui ont tous deux rompu avec leur famille et leurs idéaux bourgeois. Chris se refugie dans sa passion pour les faucons. Daulton, lui, se passionne pour les paradis artificiels aux couleurs de la cocaïne et de l’héroïne. Apres avoir quitté le séminaire et perdu la foi, Chris entre au RTX, une importante compagnie électronique. Il accède rapidement au service « secret » et à ses nombreuses informations politiques, militaires et économiques exercées à tous les échelons par la CIA. De l’accès aux informations « classified » à l’espionnage, il n’y a qu’une frontière US/Mexique plutôt facile à passer…

Chris va détourner les informations et charger Daulton Lee de les transmettre au KGB par l’intermédiaire d’une ambassade soviétique à Mexico qui n’en demandait Pas tant ! Piètre espion, ce Daulton Lee, qui frappe à l’ambassade comme s’il s’agissait d’un magasin de jouets. Il ira même jusqu’à proposer un « super deal sur l’héroïne » aux agents du KGB parfaitement médusés. Il ne fait pas bon être espion au pays de l’oncle Sam. Chris Boyce et Daulton Lee n’auront pas une chance de s’en tirer. Aussi vrai qu’ils purgent actuellement tous les deux des peines de prison à perpétuité aux Etats-Unis. Car John Schlesinger a porté à l’écran l’histoire réelle de ces espions « made in America ». Tout comme Timothy Hutton, qui interprète parfaitement le rôle de Chris Boyce, est entre en contact avec lui avant le tournage du film. A noter l’interprétation remarquable de Sean Penn dans le rôle d’un Daulton Lee, caractériel et touchant.

Donnez du peps à votre intérieur !

Puisqu’il n’y a rien de plus beau qu’un intérieur au décor soigné, je vous propose aujourd’hui de découvrir (ou de redécouvrir ?) un site qui propose des stickers muraux. Kézako ? Et bien ce sont de grands autocollants que l’on peut apposer sur les murs pour personnaliser le décor.

stickers de fleurs

Un nouveau décor printanier

Depuis maintenant quelques mois, je me penche sur la décoration de mon living. Avec l’arrivée du beau temps, je souhaitais créer une ambiance plus printanière, mêlant des couleurs douces à des motifs singuliers. Je suis tombée par hasard sur ce site : http://www.popstickers.fr/9-stickers-fleurs et que fut ma surprise en découvrant les nombreux stickers aux thèmes aussi surprenants les uns et les autres. Ni une ni deux, j’en commande trois dont une pour la chambre et deux pour le living. Mon choix s’est notamment porté sur les motifs de branche courbée avec de petits oiseaux pour le salon et un motif cœur de pétales pour la chambre à coucher.

Comme je voulais également changer la couleur des murs, j’ai opté pour une teinte ivoire qui se marie à la perfection avec les stickers fleurs qui sont proposés dans un gris cendré. Mon salon s’établit sur une surface de taille moyenne, ce qui fait que j’ai dû jouer avec les emplacements des meubles pour créer une zone de confort. Les stickers ont pris place derrière le canapé et donnent un décor élaboré. Pour ce qui est de la pose des meubles, même si cela n’a rien à voir avec le feng-shui, il reste que cela répond parfaitement au thème que je voulais recréer. Pour la chambre, j’ai retenu un rouge marbré pour la couleur principale, mais les murs latéraux ont été peints en blancs pour donner plus d’espace. J’ai choisi de poser les autocollants adhésifs sur le haut de lit et les cœurs de pétales noirs virevoltent dans un somptueux fond rouge. J’ai un peu hésité, car mon choix s’est porté en premier lieu sur un rose tendre, mais je me suis finalement ravisé, car le rose faisait très girly alors que mes meubles et le décor voulu s’en éloignaient.
Je prévois également de revoir le style de la cuisine et égayer l’ensemble avec des couleurs pastel, mais le temps me manque alors que les inspirations abondent. Dans tous les cas, ce qui est sûr, c’est que je vais également y disposer quelques stickers, histoire d’harmoniser toutes les pièces de la maison !

Elle fait un malheur en Italie !

Adriano CelentanoQui peut résister ? Après donc deux ans d’absence, revoilà l’énigmatique Carole dans un film français avec un rôle qui de nouveau va à l’encontre des demandes. Pensez, une énigmatique jeune fille glissant dans des eaux glacées en compagnie d’un Depardieu plus allumé que jamais, ne facilite pas la réinsertion. « L’image a carrément fait peur aux metteurs en scène. Pour eux c’était difficile de réemployer le même personnage, donc ils ne m’ont rien demandé ». Au lieu de se morfondre à côté d’un téléphone qui restait désespérément muet, elle fait ses bagages et part en Italie. Sa tête de madone fait fureur, les transalpins aiment beaucoup les belles et de plus aiment se reconnaître. Elle fait un malheur auprès d’Adriano Celentano, le roi du rock-mozzarelle et se retrouve auprès de Coluche en reine byzantine, vierge et rouée dans le très raté « Dagobert » de Dino Risi. A la même époque, « Cubby » le grand Broc-coli, se souvient de cette grande Française qui avait refusé d’être second couteau dans « Moonraker » et lui propose d’être la girl de sa prochaine bonderie. « Rien que pour vos yeux ». Ça tombe bien, les siens sont beaux et se marient fort bien avec la mer Egée. La voilà repartie pour un rôle de vitrine, un truc un peu décevant quand on sait que seul votre plastique sert d’alibi. Mais, on ne crache pas sur une telle entreprise. Quitte à être belle, autant l’être intelligemment… Sinon, on souffre. « Ma beauté, puisque les autres m’en prêtent, je l’ai toujours vécue très mal ». En entendant ça vos copines (et les miennes) souffrent. « A une époque, je n’ai pas voulu l’utiliser, je voulais la détruire. Au lieu d’être positive, elle m’a empêchée de vivre. C’est une chose exceptionnelle qui fait peur. Les gens vous mettent à un niveau d’extra-terrestre (E.T. Carole Bouquet même combat ?). La beauté on me l’a fait payer cher, comme on fait payer à certaines personnes leur intelligence ». Fermé le Bond. C’est Labro, puis enfin Michel Vianey avec « Spécial police » qui lui donnent ses vrais premiers rôles d’actrice.

C’est-à-dire de femme intelligente, dans une histoire construite, avec des dialogues, des faiblesses et des tas de choses qu’on voit dans la vie. Dire qu’enfin elle est contente, pas de doute. Elle aura mis près de dix ans à prouver que la beauté cache souvent des tas de trucs épatants. « Spécial police », c’est un polar, un vrai, dans lequel — signe des temps — le flic Richard Berry a remplacé le 357 Magnum par l’ordinateur. Bouquet y trouve une place, une vraie, en femme mêlée par hasard à un règlement de comptes. Papa Hitchcock n’est pas loin dans cette histoire où se retrouvent en vrac les affaires style tuerie d’Auriol, Boulin et Fontanet plus un soupçon de caisses noires de parti politique. Un melting-pot de « une » de France Soir. Bref, un scénario bien ancré dans notre France d’aujourd’hui. Au sortir de » Rive droite, rive gauche », avec même une nomination aux Césars, le métier a reconnu qu’elle existait ! Heureusement qu’elle est farouche et déterminée. C’est vrai, elle aurait pu laisser tomber devant les obstacles et, nous, on aurait été privés de Bouquet ! Voilà, alors que tout le monde la veut, qu’elle va s’envoler pour représenter la France avec le N° 5 de Chanel dans un spot tourné par le grand Ridley Scott, le papa d’Allen. « Je deviens un produit exportable comme le saucisson lyonnais ! » Oui…
Mais en plus beau !

Championne d’athlétisme à 14 ans

athlétisme Ça aura mis des années pour qu’on lui sorte enfin cette petite phrase ! Et pourtant, elle le mérite, elle prend doucement sa place dans notre univers cinématographique. Née donc il y a une (petite) trentaine d’années, elle avoue qu’à dix ans elle avait déjà cette tête, qu’à douze elle était fermement décidée à devenir comédienne et qu’à quatorze elle fut championne d’athlétisme junior. La jeunesse de tout le monde avec, quand même, une pointe de rébellion et un tantinet de caractère. A cet âge on dit du toupet. Allez savoir pourquoi, car c’est bien du caractère qu’il s’agit, de celui qui l’a poussée à commencer par Bunuel sa carrière et à la poursuivre avec des rôles qui vous marquent. « Je suis une rebelle. J’aime braver les interdits, passer sous une échelle pour conjurer le sort. Je me sens pleine de contradictions, moi qui pourtant suis très racine et famille, je me sens souvent le besoin de partir, de disparaître ». Revenons aux premières années. L’école ? Tout le monde y passe. Plus ou moins bien. Elle, c’est chez les dominicaines qu’elle fait ses premiers pas pédagogiques, un truc style couvent des Oiseaux. « On nous apprenait qu’il y avait des choses qu’il ne fallait pas montrer : la souffrance par exemple, faut pas faire chier les autres avec, la dignité, aussi. Par réaction cela mène à des outrances, à force de ne pas dire les choses vous vous retrouvez avec des angoisses et des dépressions. La dignité n’est pas une qualité, j’aime voir les failles des gens ». Carole se dit donc au sortir de l’institution que devenir comédien demande sûrement un apprentissage. « Je voulais faire ça, mais je ne savais pas comment il fallait faire. Il m’a donc semblé plus facile, en attendant, de continuer mes études. Je suis partie faire de la philo en fac, mais ça ne me satisfaisait pas et l’idée d’être comédienne me trottait toujours dans la tête. Un soir, au cours d’un dîner, un copain me dit : « Mais présente-toi donc au Conservatoire ». Bon Dieu, mais c’est bien sûr ! Et voilà un ange qui rentre dans l’auguste maison.

Puis, fallait bien commencer un jour. Elle choisit le cinéma, non pas comme on rentre en religion, mais par penchant naturel, en souvenir des cours séchés pour aller sur les grands boulevards se payer une toile « Je me souviens qu’il y avait un ciné sur les boulevards qui ouvrait à midi et même un autre aux Champs qui commençait à dix heures ! Je passais mes journées dans les salles obscures, à tel point qu’au bout d’un mois, l’école s’est inquiétée et a envoyé un mot à mes parents. Ma mère pensait que c’était une histoire rocambolesque, une histoire d’amour ».

athlétisme Oui, avec le cinoche. Le premier à lui avoir dit « Moteur », c’est le grand et défunt Bunuel. Elle se retrouve après des péripéties comme bonne espagnole sous le regard pervers de l’homme au désir obscur. Suit une pièce de théâtre plaquée avant les répétitions car une proposition l’appelle de l’autre côté de l’Atlantique. Elle part avec un jean et des baskets. Elle y reste un an. Le public, ici, l’oublie. Mais là-bas, un soir à l’ambassade de France, lors d’un pince-fesse, elle tape dans l’œil d’un réalisateur français fils de… et légèrement chauve. Bertrand Blier. Il prépare une sorte de polar noir, très noir, avec en vedettes son papa, Gérard Depardieu et Jean Carmet. Le titre « Buffet froid ». Froid comme l’image de Bouquet (Carole) à l’époque. Faut dire que, à cette soirée, la belle avait fait forte. « Dressed to kill » disent les Anglo-Saxons. Jugez vous-même : robe noire moulante et voilette.

Epouseriez-vous un clip ?

« …Et vous que pensez-vous pouvoir lui apporter ? – C’est vrai, je n’apporte pas grand-chose au fond. Ah ! Si, depuis peu j’ai un porte-jarretelles, il paraît que ça affole les hommes. -Vous pouvez nous le montrer ? (rires) – Oui, bien-sûr ». Détrompez-vous, il ne s’agit pas d’un extrait du dernier film de Jean-Luc G., mais peut-être du début d’une love story pour Marie, dès lors que d’autres membres du club Happy end auront visionné son clip. Philippe et Norma Pouliopoulos proposent en effet le mariage à l’américaine. Leur méthode, qui connaît déjà un franc succès aux Etats-Unis et en Allemagne, met la vidéo au service de la rencontre. Si, de par ses objectifs, Happy end est bien une agence matrimoniale, son mode de fonctionnement présente quelque originalité. Chaque prétendant au mariage est filmé durant une demi-heure environ au cours de laquelle il parle de lui-même, de sa situation, de ses goûts avant de dresser le portrait de l’être recherché. L’entretien, animé par Norma ou Philippe selon qu’ils ont affaire à un homme ou à une femme, se déroule habituellement dans les locaux mêmes de l’agence. Pour l’occasion leur salon tient lieu de studio à l’ambiance chaleureuse et décontractée.

Tutoiement ou vouvoiement, qu’importe, l’essentiel est de mettre en confiance et de s’adapter à chaque tempérament de manière à favoriser la spontanéité. La complicité peut alors se nouer tout au long de l’interview ; il n’est pas de meilleur exemple que celui de René qui n’hésite pas, face à la caméra, à nous faire partager ses talents de chanteur avec brio. Grâce à. un minimum de manipulations, la technique sait rester discrète. Philippe et Norma disposant d’un moniteur de contrôle et actionnant à distance le zoom de leur caméra, leurs clients oublient rapidement qu’ils sont filmés. Quelle n’est pas la surprise de l’acteur occasionnel, lorsque, à l’issue de sa prestation, il se découvre à l’écran. Il s’aperçoit avec satisfaction que son appréhension s’est atténuée au fil de l’entretien. Il rencontre un autre lui-même dont le naturel le séduit bien souvent. Pour permettre à ses clients de s’exprimer dans un contexte familier, Happy end propose de se déplacer afin d’effectuer les prises de vues à domicile ou en tout autre lieu. Une fois l’interview réalisée, le client choisit à partir de photographies les personnes dont il souhaite visionner le clip. S’il est séduit par l’un d’eux, Happy end présentera alors son propre clip à la personne concernée, s’assurant ainsi d’un intérêt partagé entre deux membres du club avant d’organiser toute rencontre. Entreprise récente, l’agence Happy end ne dispose pas encore de résultats quantifiables. Elle est cependant promise à un développement certain en raison de l’évolution de la mentalité française qui tend actuellement à s’adapter aux nouveaux moyens médiatiques. Les clients, souvent déçus par les agences classiques, semblent apporter toute leur confiance à cette nouvelle méthode qui offre de réelles possibilités d’expression facilitant leur choix. Force est de constater qu’un vidéoclip permet à une personnalité de s’exprimer d’une manière plus vivante qu’à travers un formulaire, aussi approfondi soit-il.
mariage
Lors de leur première rencontre, les candidats au mariage ne sont donc déjà plus des inconnus l’un pour l’autre. Il est d’ores et déjà probable que les agences classiques devront faire face rapidement aux débordements de la vidéo, d’autant que les prix actuellement pratiqués par Happy end sont inférieurs de moitié aux tarifs traditionnels. En effet, si après réalisation gratuite de l’interview, vous décidez de consulter la vidéothèque de Philippe et Norma, il ne vous en coûtera que 2 000 francs et vous acquerrez de ce fait la qualité de membre de leur club. Alors, si la solitude vous pèse, soyez moderne ! Adressez-vous à l’agence Happy end qui se fera un plaisir de vous offrir votre « cassette interview » si toutefois elle vous aide à réaliser votre bonheur.

« Précisez que je mesure 1,72 m, que je suis complètement myope, que je chausse du 40 et que je marche comme un canard ! D’ailleurs la beauté est une affaire intérieure. répondait Carole Bouquet en forme de boutade à un journaliste découvrant enfin qu’elle existait parce que les bons anges d’un James Bond se penchaient sur sa beauté. C’est vrai qu’elle est belle Carole, d’une beauté qu’on a souvent qualifiée d’hautaine, de lointaine, d’inaccessible. Pas le genre copine style Anémone ou Huppert, mais la catégorie haut de gamme, le modèle avec toutes les options style Adjani, Deneuve ou Ardant. Une grande dame. Dans tous les sens du terme. Et puis, la beauté comme passeport c’est chiant. Chiant pour soi-même : « Si je tourne c’est parce que je suis belle ». Chiant pour les autres : « Sois belle et tais-toi, quand elle ouvre la bouche c’est une catastrophe ». Carole, non. Des preuves ? Il y en a des tonneaux, tout plein qu’elle assène lorsque quelqu’un aurait tendance à confondre les deux facettes de cette comédienne étonnante. D’abord, si elle est bien belle, ce n’est pas de sa faute, elle est sûrement née comme ça, il y a une petite trentaine d’années, alors c’est vers ses parents qu’il faut se tourner. Ils ont peut-être une recette.
mariageMais l’autre côté de la statue vaut son pesant de conversation. Un exemple, le Bond qu’elle a tourné avec Roger 007 Moore, elle l’a fait pour les sous. Avec lesquels elle a pu cofinancer le projet d’un copain, un Allemand qui avait un beau script, difficile et tout, qui lui tenait à cœur à elle, la star aux beaux yeux verts. C’est plein d’enthousiasme qu’elle a pu incarner cette belle histoire sur la folie présentée à Cannes en 1982. « Le jour des idiots » ça s’appelait, et Carole d’avouer que son ami réalisateur Werner Schroeter lui a tout appris, à jouer, à se maquiller, à bouger. Tout ça sans bruit, sans fureur ni battage. Voilà qui rend sympathiques les comédiens lorsqu’ils osent mouiller leur chemise pour des coups de cœur.
Pourtant, Dieu sait si elle n’était pas à son avantage dans le rôle, mais elle fait partie des actrices qui sont encore plus belles quand on les enlaidit. Des natures. « Je ne veux plus être traitée comme une dilettante ou une paresseuse », clamait-elle au sortir de ce film. C’est vrai que sans être maudite, la Bouquet tenait jusqu’alors une place à part dans le monde clinquant du show-biz. Presque maléfique, qui lui a taillé une réputation dans le cinéma français et une filmographie en dent de scie. Fait-elle donc peur aux metteurs en scène ?

« C’est vrai qu’il est difficile de m’employer. Ou plutôt les gens pensent cela. En fait, on me reproche aussi de ne pas être une actrice, mais un modèle pour couverture de magazine. On a envie de me regarder et c’est tout. Pourtant depuis» Rive droite, rive gauche » de Labro, la tendance s’inverse, et je me souviens qu’à la sortie d’une projection du film de Labro quelqu’un est venu me voir et m’a dit « C’est formidable, enfin tu es une actrice ! ».

Les 1000 invités !

NRJA l’occasion du Festival du son et de l’image vidéo, nous avons le plaisir de vous offrir 1 000 invitations pour la manifestation et 500 fascicules JVC-Nathan intitulés « Du magnétoscope au caméscope ». Pour les obtenir, il vous suffit d’écouter chaque jour NRJ du 11 au 14 mars. Le 28e Festival international son et image vidéo se tiendra au Cnit Paris La Défense du 16 au 23 mars, tous les jours de 10 h à 19 h. Les trois premiers jours, 16, 17 et 18 mars, seront exclusivement réservés aux professionnels. Une des manifestations les plus importantes dans le monde, le festival présentera l’ensemble des matériels (téléviseurs, magnétoscopes, caméscopes, etc.), systèmes et services de l’audiovisuel. Sur 45 000 m2, l’exposition accueillera les constructeurs français et étrangers, un espace haute fidélité étant aménagé afin d’assurer une écoute de qualité. Un programme artistique et des animations d’importance sont prévus pour illustrer les différents aspects de l’exposition. Signalons la présence de Radio France qui permettra aux visiteurs d’assister en direct à plusieurs émissions de France Culture, France Musique et France Inter, et la présence de nombreuses radios locales privées. Un réseau câblé permettra de recevoir sur tous les stands des programmes diffusés simultanément par 15 canaux. La « Rue des écoles » donnera la possibilité aux visiteurs de s’informer sur les métiers et carrières de la communication audiovisuelle. Des ateliers permanents seront organisés par l’IPC (Institut de promotion du commerce), constituant un carrefour d’idées, de réflexions et d’échanges.

Des concours compléteront les animations. Signalons parmi ceux-ci les grands prix vidéo amateurs du Festival et de la ville de Paris ouverts à tous. Il est bien entendu que, comme chaque année, nous publierons un compte-rendu de cette manifestation.

Le vidéodisque tombe à l’eau

Bénéteau, leader mondial de la voile, et Cofica, société du groupe de la compagnie bancaire spécialisée dans le financement de l’automobile, du bateau et de la caravane, présentent un vidéodisque interactif mis au point en commun par les deux sociétés. « Bénéteau vision » est un programme audiovisuel composé de deux vidéodisques Philips de 30 minutes chacun, piloté par un micro-ordinateur (IBM PC). La gamme complète 1986 des bateaux Bénéteau est ainsi accessible en images. Des séquences filmées présentent les modèles, leurs aménagements et leur comportement dans différentes conditions de vent. Le client a également la possibilité de découvrir, par l’image, son concessionnaire régional. Le client pilote lui-même un vidéodisque et peut visionner instantanément le First, l’Idylle ou l’Antarès de son choix, en mer, au mouillage ou en cours de fabrication.

Philips

Le prolongement de cette grande première se fera en trois directions : présence de bornes chez les concessionnaires ; évolution vers un pilotage des lecteurs vidéodisques par un centre serveur distant ; couplage de l’image avec une fiche technique complexe pouvant comporter des prix, des dimensions ou toutes sortes d’informations.