Vie privée

Vie privéeJill et sa mère vivent au bord du lac de Genève, dans une vaste propriété. Suivant des amis à Paris, elle devient mannequin, puis actrice de cinéma. Star du jour au lendemain, elle voit sa vie bouleversée. Traquée par les journalistes et les «paparazzi», elle n’a plus de vie privée. A l’issue d’une première, elle est assaillie par une foule en délire. Jill fait une dépression nerveuse. Après un séjour en clinique elle rejoint la Suisse et devient la maîtresse de Fabio (Mastroianni), qui vivait auparavant avec sa meilleure amie. Mais les journalistes, alertés par une indiscrétion, découvrent leur idylle et s’acharnent une nouvelle fois sur elle… Jill, c’est BB. La plupart des épisodes du film rappellent des événements de sa propre vie, et le tournage sous la direction de Louis Malle fut un véritable psychodrame. Aujourd’hui si «Vie privée» est toujours digne d’intérêt, c’est bien comme exercice de «cinéma-vérité» par la force des choses, par ce qu’il nous dit et nous montre du mythe de Brigitte Bardot.

La tortue sur le dos

La tortue sur le dosPaul Neveux (J-F. Stévenin) fait partie du club des écrivains non publiés. Six ans plus tôt, il a fait paraître un roman qui a connu un succès d’estime. Velléitaire, il ne parvient pas à écrire le second. L’angoisse de la page blanche, pour lui, tourne à l’obsession ce qui ne l’empêche pas d’être aussi un obsédé sexuel convaincu, au grand dam de sa compagne. Luc Béraud, avec la collaboration de Claude Miller pour le scénario, a réussi une peinture souvent irrésistible, riche de détails quotidiens, d’un certain milieu artistique, en même temps qu’une réflexion très actuelle sur la vie de couple Le récit est alerte, les comédiens intelligemment dirigés : Stévenin et Lafont sont super-drôles, Virginie Thévenet très mignonne. Le meilleur, c’est l’équipe nocturne et délirante de Paul et ses bizarres rencontres des deux Jean-Louis».

Ma chérie

Encore un film sur l’éternel problème du conflit des générations. Forces en présence : Jeanne Rivière, 35 ans, divorcée et sa fille Sarah, 16 ans. Jeanne est une mère moderne, elle cherche et parvient le plus souvent à comprendre sa fille qui fait preuve d’une joyeuse insouciance quant à son avenir, et d’un total manque d’intérêt pour ses études. Un seul problème l’inquiète : pouvoir prendre la pilule ! Chez elle, Jeanne est affairée : la vaisselle, le ménage, la couture… De son côté, Sarah n’est pas très coopérative. Cependant elles sont inséparables, se font draguer, discutent, se disputent, s’opposent, se rapprochent, se découvrent, dans la plus grande complicité. Vient la période des vacances. Jeanne part avec son amant, en Bretagne. Sarah est monitrice dans une colonie de vacances. A leur retour, elles se retrouvent avec joie, mais Sarah a mûri. Elle veut choisir sa vie… L’apprentissage de leurs deux solitudes sera plutôt difficile…Ma chérie Film banal, «Ma chérie» n’en est pas moins une œuvre attachante, remplie d’émotion. Les gestes de ces deux femmes, vivant en couple, sont parfaitement étudiés : gestes ménagers, gestes de tendresse, gestes d’agressivité. Bien sûr les conventions ne sont pas absentes et l’on frôle parfois la sentimentalité à quatre sous dans les moments d’effusion ou de retrouvailles. Peu importe, l’ensemble est admirable de pudeur et de justesse de ton. Un film qui réconcilie avec la maternité (ou la paternité, tout dépend que l’on soit spectateur ou spectatrice). Vaut tout les documentaires indigents réalisés dans le cadre du planning familial !

Des enfants gâtés

Des enfants gâtésDisons le tout de suite, «Des enfants gâtés» n’est pas le meilleur film de Bertrand Tavernier. Cependant on ne peut nier son importance, non seulement dans l’œuvre du réalisateur, mais dans l’ensemble de la production française. En effet, sa vision laisse comme une persistante impression de malaise difficilement identifiable. L’action se passe à Paris en 1977. Le Paris des H.L.M., des supermarchés. Dans un immeuble, des hommes et des femmes se groupent pour défendre leurs droits contre les abus d’un propriétaire qui s’est octroyé les bonnes grâces de l’administration pour s’engraisser sur le compte des locataires en forçant les loyers et les charges. Bertrand Rougerie (Piccoli), un homme à la quarantaine énergique, marié, père de deux enfants, metteur en scène en crise de créativité, décide de louer un appartement dans cette résidence afin de se couper de tout et de travailler tranquillement au scénario de son prochain film. Tout ne sera pas si simple pour Rougerie. Il va rencontrer Anne (Christine Pascal), une jeune chômeuse, voisine de son deux pièces-cuisine. Ils nouent une relation amoureuse. De cette liaison, Rougerie accouchera d’une ébauche de scénario inspiré par la politique, le social et l’affectif, les trois données de son existence dans le microcosme de cet immeuble. Après avoir ausculté l’Histoire dans «Que la fête commence», Tavernier ausculte ici notre histoire contemporaine. A la manière d’un Altman, il a multiplié les personnages (une quinzaine) et les décors (une cinquantaine) pour les suivre, les lâcher, les retrouver et enfin les imbriquer les uns dans les autres afin de dépeindre la société des années soixante-dix. C’est de l’anthropologie.., mais pas très cinématographique ! On se perd un peu en bavardage, en discours parfois stériles (c’est le propre des discours politiques !). Il reste malgré tout une intéressante réflexion sur la communication ou plutôt la non-communication entre les êtres ainsi qu’une passionnante étude sur la fonction sociale du cinéaste. De plus, Daniel Toscan du Plantier fait une brève apparition en «guest-star» et la chanson du générique est interprétée par un insolite duo : Jean-Pierre Marielle, Jean Rochefort. Ces deux là nous gâtent vraiment beaucoup !

La strada

Gelsomina, visage blanc et un rien clownesque, troublante dans sa sensibilité de «simplette». Zampano, «le Grand Zampano le voilà», brute machiste traitant Gelsomina comme un objet… Avec les deux héros de «La strada», Federico Fellini a peut-être inventé le couple cinématographique le plus célèbre ! On a le sentiment que tout le monde a vu «La strada»… un peu comme tout le monde a lu «Le père Goriot».La strada C’est l’apanage des classiques : on a tellement entendu parler qu’on a l’impression de les connaître par cœur. Pourtant « La strada » n’est pas un film souvent programmé. Dommage car, malgré les années et grâce à la patine du noir et blanc, le film garde un impact émotionnel assez extraordinaire. Au long des routes et des cirques ambulants pouilleux, Zampano et sa partenaire Gelsomina apprennent à vivre ensemble. Il brise les chaînes avec son poitrail. Elle frappe sur un tambour pour attirer le badaud public. Il l’a acheté contre un plat de macaronis à des patents miséreux, et la traite en débile. Il la frappe et la bouscule. Elle, douce Gelsomina, elle le regarde avec buté la tendresse du monde… jusqu’au jour où elle lève le nez et découvre, perché sur son fil de funambule, il Matto (le Fou) : un poète ailé qui, avec son violon, lui parle, se moque d’elle, mais la regarde. GiuliettaMasina, Madame Fellini à la ville, apporte à Gelsomina une stupéfiante vérité. Elle est éblouissante. Ses autres rôles à l’écran montrent que la Masina a donné énormément d’elle-même à la Gelsomina. Au-delà du portrait de femme et par son dénouement, «La strada» est aussi un grand film féministe.

Rêve de singe

Ferreri a la réputation d’être un cinéaste à scandale. Parfois il irrite les spectateurs (comme avec « La grande bouffe ») parfois il déroute. C’est le cas de «Rêve de singe». D’un esthétisme raffiné, faisant appel à de nombreux symboles, ce film entièrement tourné à New York est avant tout un conte philosophique. Avec l’humour qu’on lui connaît, Ferreri a donné à son principal personnage le nom de Lafayette (Depardieu). Il est maquettiste dans une sorte de musée Grévin où tous les personnages de cire évoquent la décadence de la Rome Antique. Un matin, après avoir échappé à une bande d’individus masqués répandant une sorte de gaz sur toute la ville, il se réfugie dans un théâtre où il se fait violer par une actrice, Angelica.Rêve de singe Et ce n’est pas tout ! Au cours d’une promenade sur la rive du fleuve Hudson, près des tours du World Trade Conter, Luigi (Mastroianni), un clochard radoteur qui passe ses journées à suivre Lafayette, découvre le cadavre d’un singe géant… comme si King Kong était réellement tombé d’un gratte-ciel. Dans les bras de l’imposante carcasse est blotti un minuscule chimpanzé. Luigi le recueille et le confie à Lafayette qui l’élève et se prend d’amour pour la bestiole baptisée Cornélius. Et ce n’est pas fini ! Luigi se pend, Cornélius est tué et dévoré par des rats, Angelica est enceinte et Flaxman, le directeur du musée de cire, déclenche l’Apocalypse en mettant le feu à ses personnages… A moins de posséder un mode d’emploi, ce film risque bien d’ennuyer bon nombre d’entre vous. Toutefois, le climat onirique créé par Ferreri né devrait pas laisser insensible les amateurs de belles images et de mise en scène léchée. (La vision du grand singe gisant sur une plage déserte avec en toile de fond les buildings de Manhattan est une pure splendeur !). Quant à la signification de cette fable, chacun peut y aller de son interprétation. Pour sa part, Ferreri avoue avoir disserté sur la décomposition de la société contemporaine. Détail intéressant : Depardieu ne s’exprime qu’a l’aide d’un sifflet. Rien ne vous empêche donc de visionner « Rêve de singe » tout en écoutant la retransmission d’un match de foot. Vous atteindrez alors les sommets du surréalisme !

La fille de Trieste

La fille de TriesteOrnella Mufti est incontestablement la plus sensuelle des nouvelles stars du cinéma italien. Elle est belle. Par son regard et sa manière de sourire, elle exprime à l’écran un détonnant mélange de perversité et d’innocence. Dans «La fille de Trieste», elle est fidèle à son personnage. Retrouvant son partenaire de « Conte de la folie ordinaire » réalisé par Marco Ferreri en 1982, « la » Muti joue à nouveau un rôle de jeune femme fragile guettée par une folie qui sommeille en elle. Mais le film de Festa Campanile n’a rien à voir avec celui de Ferreri. Dino, le personnage interprété par Ben Gazzara, n’a pas de la violence dérangeante du Bukowsky de «Conte de la folie ordinaire». C’est un simple créateur de bandes dessinées succombant aux charmes d’une jeune fille sauvée sous ses yeux de la noyade. Peu à peu, Dino découvre que celle qu’il aime est dévorée par une sourde folie. Elle est soignée dans un institut psychiatrique de type ouvert. Elle bénéficie d’une relative liberté et vit, pendant les moments de répit que lui laisse son mal, un grand amour avec Dino. Mais l’équilibre est fragile et la folie surgit, d’abord sous la forme de brusque sautes d’humeur… «La fille de Trieste» est un scénario original de Pasquale Festa Campanile, d’après son propre roman. Cinéaste italien très prolifique, Festa Campanile est aussi romancier, auteur de théâtre et scénariste. Homme érudit et cultivé, presque tous ses films ont été, paradoxalement, des comédies légères. « La fille de Trieste » est une de ses œuvres les plus ambitieuses. Ornella Muti en avait parfaitement conscience puisque pour l’apothéose de folie finale, elle a accepté d’apparaître complètement tondue. La cassette sort en même temps que le film en salles.

La tragédie d’un homme ridicule

La tragédie d'un homme ridiculeC’est peut-être à travers le cinéma italien de ces dernières années que nous comprenons le mieux la dégradation de notre propre société. Bien qu’il ne soit pas l’un des films essentiels d’œuvre de Bertolucci, ce dernier est un constat du désordre politique et moral qui règne actuellement en Europe. Primo Spaggiari , (Tognazzi) dirige une grande exploitation agricole ainsi qu’une usine de charcuterie et une fromagerie. Dans la région de Parme est considéré comme un important personnage. Il règne en maître sur toute la ville comme les Ewing le font à Dallas… Un beau matin, Primo prenant l’air du haut de la terrasse de sa propriété, assiste à l’enlèvement de son fils Giovanni. Ses ravisseurs demandent une rançon très élevée. La fiancée de Giovanni, Laura, sert d’agent de liaison entre les kidnappeurs et la famille. Connue pour son appartenance à un groupe terroriste, on se demande si Laura n’a pas elle même suggéré à Giovanni son enlèvement pour escroquer de l’argent à son père. Cette interrogation est la base même du film de Bertolucci. Petit à petit, les rapports humains cèdent la place aux rapports d’argent. Entretenant merveilleusement le mystère de la mort du jeune homme, Bertolucci nous invite à une réflexion sur la famille, les sentiments paternels, les intérêts économiques, l’incompréhension entre les générations. Sur toiles de fond de terrorisme et d’inquiétude politique, il dresse un portrait implacable de la jeunesse actuelle vue à travers le regard d’un riche bourgeois ridicule, un homme dépassé par les événements de son époque. «Les jeunes d’aujourd’hui, dit Bertolucci, son nés en eau trouble ; c’est leur milieu naturel. Nous, nous n’avons pas encore appris à nager !». A regarder en famille pour essayer de se comprendre mutuellement !

Catherine et cie

Catherine et cieJolie Anglaise grugée par un séducteur français, Catherine (Jane Birkin) se retrouve seule Paris, sans moyen de subsistance. S’inspirant des conseils d’un agent de change (Jean-Claude Brialy), elle décide de fonder une société anonyme an monnayant ses charmes : elle loue un splendide appartement et recrute autant d’« actionnaires » qu’il y a des journées dans la semaine (Patrick Dewaere, Jean-Pierre Aumont, Vittorio Caprioli, Mehdi, Brialy et Henri Garcin se succèdent ainsi dans son lit). Catherine se lance alors dans des opérations boursières. Ella fait fortune et peut rembourser ses partenaires… mais l’un d’entre eux, François (P. Dewaere) veut la garder pour lui tout seul… Cette gentille comédie, mise en scène par Michel Boisrond (qui avait filmé Brigitte Bardot au temps de sa splendeur), est cependant assez leste pour avoir scandalise les téléspectateurs Ions d’une diffusion à Antenne 2, car il faut dire que Jane Birkin n’y est pas avare de polissonneries – mais une fois de plus son innocence malicieuse fait merveille, et il faut être bien grincheux pour s’en plaindre.

La partie

Le roi de la maladresse, le prince de la distraction, l’empereur de la gaffe, tels pourraient être les titres de Hrundi Bakshi, obscur acteur indien qui, à peine débarqué a Hollywood, se fait chasser dans les tournages parce qu’il y sème les catastrophes… Or, par une fatalité extraordinaire, il se fait que le brave Hrundi est invité par erreur à une « party » que donne, ce soir-là, un magnat des studios. Il revêt son plus beau costume et, présentant fièrement son carton d’invitation, fait son entrée dans la magnifique villa du producteur qui, on le devine, ne tardera pas à être transformée en champ de bataille, par la faute de l’innocent Hrundi. Avec cette « Partie », Blake Edwards a signe assurément son meilleur film, une comédie débridée qui assume l’héritage du burlesque (pendant toute la première partie, il n’y a pratiquement pas un mot de dialogue) en multipliant les gags tous aussi désopilants les uns que les autres. C’est aussi, dans le rôle du souriant Hrundi Bakshi, un des rôles les plus percutants du grand Peter Sellers, qui met son génie comique au service d’une mécanique à toute épreuve, atteignant ici les sommets de l’hilarité cinématographique.

Comédie

En 1759, dans un petit village français, deux fois deux jumeaux naissent en même temps : fils d’aristocrate et fils de paysan. Ils sont mis au monde par le même médecin. Devinez ce qui va arriver ? Deus des bébés sont accidentellement échangés, bien sûr. Et dans chaque famille, il y a un jumeau de paysan et un jumeau d’aristocrate ! Trente ans plus tard, c’est la fameuse Révolution. Alors que les fils de paysans sont envoyés en mission commando, les deux rejetons d’aristocrates se déguisent en paysans pour, eux aussi, comploté… La France est en grand tohu-bohu, des salons de palais royaux aux rues de Paris. Et la présence de ces deux paires de jumeaux dissemblables multiplie les quiproquos. Si bien que, au bout d’un moment, on se laisse emporter par ce ras de marée comico-historique, burlesque et iconoclaste. Devenu adulte, dans chaque famine, un des jumeaux ressemble à Gene Wilder et l’autre à Donald Sutherland, ce qui permet à chacun d’eux une savoureuse double composition… Si vous aimez le comique « non sensique » et l’outrance, cette cassette est faite pour vous !

Certains l’aiment chaud

Certains l’aiment chaudSituer une comédie trépidante dans le Chicago des années 20, tel tut le coup de génie de Billy Wilder et de son complice I.A.L. Diamond quand ils se lancèrent dans l’aventure de « Certains l’aiment chaud ». Film miraculeux, puisque aujourd’hui encore il déchaîne des tempêtes de rire et semble n’avoir pris aucune ride !
Il faut dire que sont réunis ici les ingrédients d’un cocktail détonant : le rire et… le sexe. Auprès de Jack Lemmon et Tony Curtis, ces irrésistibles fantaisistes, c’est en effet la bombe sexuelle des années 50 qui tient la vedette: Marilyn révèle ainsi qu’outre ses charmes généreux, elle possède un solide tempérament de comédie. Et le scenario ne se prive pas de jouer sur les ambiguïtés érotiques de son postulat : deux musiciens ringards, témoins involontaires d’un massacre de gangsters, s’enfuient déguisés en… musiciennes, dans un orchestra féminin. Un scénario génial ménage de continuels rebondissements de l’action, menée par Billy Wilder a un train d’enfer, multipliant sans cesse les quiproquos jusqu’au bouquet final de cet inoubliable feu d’artifices !

Amazoni, la jungle blanche

Amazoni, la jungle blancheRuggero Deodato s’est fait une réputation assez douteuse avec quelques films de cannibales dont le plus célèbre et le plus scandaleux fut « Cannibal holocaust » sur lequel la censure française s’acharna violemment. Ce « Amazonia » reprend la recette des précédents: un groupe de Blancs s’enfonce dans la forêt amazonienne, lieu des atrocités et des sadiques les plus sauvages et les plus primitifs. On décapite, on empale, on découpe, on tue… beaucoup, dans ce coin retire du monde ! Alors que, dans ses précédents films, Deodato cultivait l’ambiguïté avec un tel art qu’on finissait par se demander si le réalisateur n’avait pas provoqué lui-même quelques atrocités bien tribales pour filmer du spectaculaire, ici il choisit la fiction. Il distribue ses rôles à des comédiens très marques « série B » et déjà vus par ailleurs : Leonard Mann (« Les yeux de la terreur »), William Aames (« Paradis »), Richard Lynch (« Invasion USA ») ou encore Karen Black en directrice de chaise TV qui n’en peut plus de hurler « C’est horrible » devant l’écran de contrôle où elle reçoit les images que lui envoie son équipe sur le terrain.

Le monde des maudits

Le monde des mauditsDans us monde post-apocalyptique infernal, quelques survivants. Viols, meurtres, massacres à la chaîne. Nous sommes tombés chez les méchants ! Mauvaises manières, hurlements d’agonie, la mort qui rôde, rendez-moi mon Bambi préféré ! Attaquée par des bandits dévastateurs qui n’ont pas l’air d’avoir inventé la poudre, mais qui règnent en maîtres sur le pays, Harmonie ne fait pas dans la dentelle. Harmonie, c’est l’héroïne blonde, l’ange tombé du ciel, la gentille et sûrement un peu magique – quel est sort secret pour conserver son brushing impeccable en pleine lutte armée ? Bref, Harmonie réussit à survivre et à fuir ce monde de fous en se réfugiant dans une grange. On a beau être en plein 21e siècle, les granges à foin existent toujours ! Dans ladite grange, véritable clé de voûte du scénario, elle va rencontrer Anderson, on brave pékin pourchassé par Slater, le chef des pirates.
Ils vont prendre les armes pour échapper au massacre et rejoindre la terre promise – sans terre promise, pas d’enfer – le seul endroit où les hommes vivent encore en paix. De l’aventure, du suspense, de la violence et des effets spéciaux, « Le monde des maudits » est un film d’aventures…